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AGENDA CULTURE AFRIQUE

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L’agenda culture Afrique du 16 au 22 avril 2017

Où sortir la semaine prochaine ? L’agenda culturel africain, c’est avec Anne Bocandé, rédactrice en chef d’Africultures.

L’Etoffe des songes, c’est le nom d’une exposition qui a lieu en ce moment à Casablanca, au Maroc. Elle est conçue par l’artiste malien Abdoulaye Konaté.
Il travaille en effet ses immenses tableaux à partir du bazin, un tissu traditionnel malien. C’est un peintre de formation. Il s’est peu à peu dirigé et spécialisé dans des œuvres à partir du textile.

Aujourd’hui, son travail artistique, avec ses languettes de bazin mises bout à bout pour faire de grandes toiles, est finalement entre peinture, sculpture et installation.
Abdoulaye Konaté a été plusieurs fois décoré pour son travail, notamment en 1996, à la Biennale de Dakar, où il reçoit le Grand prix Léopold Senghor. Ses œuvres font partie des collections de grandes institutions à Washington, Bamako ou encore Amsterdam, et il est cette année sélectionné pour un événement incontournable du milieu de l’art contemporain, la Biennale de Venise, qui se déroule en mai prochain.

En attendant à Casablanca, que l’on peut découvrir, jusqu’à ce soir, ce travail inédit L’Etoffe des songes et plus précisément au sein de la Galerie 38, qui présente cet artiste malien pour la première fois au Maroc. Elle lui a proposé de travailler en dialogue avec le textile traditionnel marocain et les artisans de Fès, pour réaliser des pièces uniques.

Direction Bamako, pour une autre exposition d’œuvres d’artistes maliens et sénégalais.

Ça se passe à la Galerie Médina de la capitale malienne. Elle propose depuis le début du mois d’avril et jusqu’à la fin de ce mois, de découvrir ou redécouvrir 11 artistes maliens et leurs œuvres qui avaient été sélectionnés pour la Biennale d’art contemporain de Dakar en 2016.

Parmi eux, on note justement monsieur Abdoulaye Konaté, mais aussi le graphiste et peintre Noumouké Camara. Cet artiste revendique un style dont il est le précurseur au Mali, « le néo-graphisme », qui consiste pour lui à représenter le quotidien d’une société africaine tout en utilisant les nouvelles techniques de graphisme.

Tandis que dans la délégation sénégalaise, vous pourrez explorer les œuvres, entres autres, de Soly Cissé, qui disait dans une interview l’année passée : « Ma peinture est une lutte ». Ses superbes œuvres mêlent collage, dessin, et sculpture.

Autres œuvres d’un artiste sénégalais et non des moindres à voir à la Galerie Médina de Bamako : Saadio, qui est à la fois plasticien, designer, et mêle des influences de pop art et de street art. C’est une quinzaine d’œuvres d’art contemporain à découvrir  jusqu’au 30 avril à Bamako.
 
Cinéma : ouverture vendredi de la 12e édition des Rencontres du film court de Madagascar.

Les Rencontres du film court, initiées par la société Rozifilm et son directeur Laza, sont à ce jour la principale manifestation cinématographique de Madagascar. Elles se déroulent à l’Institut français d’Antananarivo jusqu’au 29 avril prochain.

Sur les 92 films reçus, le jury a choisi une vingtaine de films pour la sélection officielle. Plus de 21 pays seront représentés, précisent les organisateurs, pour les catégories fiction, documentaire et animations : l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, l’Afrique du Sud, le Congo, la Tanzanie, le Rwanda ou encore le Cameroun et bien sûr, le pays hôte de ces rencontres, Madagascar. Même si, ajoute le directeur de ce rendez-vous cinématographique, « les films courts malgaches sont moins nombreux cette année ».

Au programme de cette semaine, des projections, des remises de prix bien sûr, mais aussi des ciné-concerts.

En attendant de connaître (le 29 avril) le nom des gagnants du festival pour le Zébu d’or en section panafricaine notamment, en documentaire panafricain, pour le prix du public, prix d’interprétation masculine.

Ce sont  des dizaines de courts-métrages projetés sur 9 jours, et plus de 20 000 personnes se retrouvent pour ces rencontres du film court de Madagascar.

On termine cet agenda culturel de la semaine à Dakar et en musique.

Deux pointures du hip hop au Sénégal vous donnent rendez-vous au théâtre de Verdure de l’Institut français de Dakar, le samedi 22 avril, en soirée. Je parle de Matador, l’un des pionniers du rap sénégalais. Il est aussi le fondateur d’Africulturban, dont nous avons plusieurs fois eu l’occasion de parler sur RFI. Il s’agit d’une structure de formation, de transmission, événementiel, autour des cultures hip hop au Sénégal.
A ses côtés, il y aura monsieur Didier Awadi. Musicien, rappeur, fondateur du groupe de hip hop Positive Black Soul (PBS), dans les années 90. Connu notamment pour leur album Boul Faalé. Durant ce concert, il présentera quelques morceaux de son nouvel album solo Made in Africa, après Ma révolution, album qu’il a sorti en 2012 avec des collaborations avec Wyclef Jean, et Mary N’Diaye.

Rendez-vous donc à Dakar le 22 avril à 20h30.

Ces événements, et bien d’autres encore, sont à retrouver sur votre site InternetAfricultures.com

Par Magali Lagrange