ven. Juil 1st, 2022

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MAURITANIE: POURSUITE DE « LA GUERRE » ENTRE AZIZ ET LES SÉNATEURS

MAURITANIE: POURSUITE DE « LA GUERRE » ENTRE AZIZ ET LES SÉNATEURS

mauriweb.info

Mauritanie : Après la brève arrestation du sénateur Mohamed Ould Ghadda, un élu très actif dans le rejet du projet de révision constitutionnelle, et sa libération à la faveur de l’activation par le sénat de l’article 50 de la constitution, la guerre larvée entre le président et les sages se poursuit.

Le feuilleton de ”la guerre” larvée, et même parfois ouverte, entre le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et un sénateur issu de sa majorité, sur fond de désaccord au sujet d’un projet de révision constitutionnelle, continue à dérouler ses différentes épisodes devant les Mauritaniens, qui comptent les coups. Ainsi, après ”l’incident” de l’arrestation suivant la procédure du ”ÿagrant délit”, du sénateur Mohamed Ould Ghadda, un élu généralement considéré comme le principal animateur de ”la révolte” contre le projet présidentiel, suivi de sa libération à la faveur de l’activation de l’article 50 de la constitution par la chambre haute du parlement, le pouvoir aurait tenté d’identiþer individuellement les sages ayant voté en faveur de cette mesure, selon plusieurs organes de la presse locale. Une histoire racontée par sites d’informations en ligne, et abondamment commentée sur les réseaux sociaux, accréditant la thèse suivant laquelle la ministre chargée des relations avec le parlement, Mme Hawa Tandia, a envoyé un courrier au président du sénat, Mohamed Hacen Ould El Hadj, pour avoir les détails de ce vote. Réaction tranchée et sans quartier de ce dernier, qui rejette la démarche comme «une immixtion» de l’exécutif dans le fonctionnement du parlement «en violation du principe fondamental de la séparation des pouvoirs sur lequel repose le fonctionnement régulier des institutions de la République». Cette réponse cinglante émane d’un proche du président de la République, qui a toujours été considéré comme un des piliers du cercle des intimes de Mohamed Ould Abdel Aziz dans la vie, et depuis les premières heures du putsch de «la rectification». Ce nouvel épisode «atteste de la détermination des deux (2) camps: le pouvoir à aller au bout de la logique d’un projet référendaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets, les sénateurs à sauver leur peau par le refus de la dissolution de la chambre haute», note un observateur.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya (le360.ma)