Le prix Nobel de physique 2017 a été attribué à Raider Weiss, Barry C. Barish et Kip S. Thorne

C’est le 14 septembre 2015 que ces ondes bien particulières, dont Albert Einstein avait prédit l’existence 100 ans plus tôt, ont été observées. Les trois chercheurs ont été les maîtres d’oeuvres de la coopération internationale ayant permis la mise en place des instruments Ligo et Virgo.

Ce sont ces structures gigantesques qui ont pu détecter la vibration de l’espace provoquée par la fusion de deux trous noirs, situé à des millions d’années-lumière de la Terre.

The 2017 in Physics is awarded “for decisive contributions to the LIGO detector and the observation of gravitational waves”

Hasard du calendrier, des chercheurs ont annoncé le 27 septembre la détection pour la quatrième fois d’ondes gravitationnelles (toujours émises par la fusion de deux trous nois). Si les trois premières avaient été uniquement détectées par le détecteur américain Ligo, cette dernière a également été repérée par le détecteur européen Virgo. De quoi permettre aux scientifiques de mieux localiser l’origine des deux trous noirs, grâce à un principe de triangulation.

Des ondes bien cachées

Les ondes gravitationnelles sont théoriquement émises par tout corps physique lors de ses mouvements, en fonction de sa masse. C’est en fait un peu comme lorsque l’on lance un caillou dans un étang: des vagues se créent autour du caillou et se répandent à la surface.

Si elles sont restées cachées aux yeux des chercheurs pendant si longtemps, c’est parce que celles-ci sont beaucoup plus ténues que les « classiques » ondes électromagnétiques (lumière, infrarouge, radio, etc). « La différence est de l’ordre de 10 puissance 35 », expliquait en 2015 au HuffPost l’astrophysicien Jean Audouze. Ce qui veut dire que les ondes gravitationnelles sont « 1 suivi de 35 zéros » plus faibles que les ondes électromagnétiques.

Révolution astrophysique

Cette découverte est fondamentale pour l’astrophysique. Elle va rendre possible, à terme, un nouveau type d’astronomie permettant d’observer non plus les ondes électromagnétiques qui se baladent dans l’espace, mais aussi les ondes gravitationnelles. De quoi, par exemple, mieux comprendre les trous noirs, qui par définition n’émettent pas de lumière, mais l’avalent.

Les lauréats du prix Nobel de physique succèdent à David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz, récompensés en 2016 pour leurs travaux sur la matière exotique.

Lundi, le prix Nobel de médecine a été attribué à Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young pour la découverte de l’origine génétique de l’horloge biologique.

Après la médecine et la physique, ce sera au tour de travaux en chimie (mercredi 4 octobre) d’être récompensés. Viendront ensuite le prix Nobel de littérature (5 octobre), de la paix (6 octobre) puis de l’économie (9 octobre).

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