Exclusif : Abdel Fattah al-Sissi nie toute atteinte aux droits de l’Homme en Égypte

Exclusif : Abdel Fattah al-Sissi nie toute atteinte aux droits de l’Homme en Égypte

© Capture écran France 24 | Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, interrogé par France 24, le 23 octobre 2017.

FRANCE 24 -Dans un entretien exclusif accordé à France 24, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en visite à Paris, a déclaré que les droits de l’Homme étaient respectés en Égypte. « Nous n’avons aucun activiste politique emprisonné » a-t-il assuré.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a assuré que les droits de l’homme étaient respectés en Égypte, dans un entretien exclusif accordé à France 24 lundi 23 octobre, dont l’intégralité sera diffusée sur l’antenne à 12h03, heure de Paris.

Malgré les très nombreuses arrestations dans son pays, le dirigeant égyptien assure notamment qu’il n’y a pas d’opposant dans ses prisons. « Ils sont jugés devant une justice compétente, explique-t-il. Nous n’avons aucun activiste politique emprisonné. Tout se fait selon la loi, dans un cadre juridique bien précis », estime Abdel Fattah al-Sissi, invitant les États « amis [à] venir et constater d’eux-mêmes ».

Pourtant depuis son arrivée au pouvoir en 2013, 60 000 personnes ont été arrêtés pour leurs convictions politiques. On dénombre 81 exécutions et plus de 1 700 disparitions au cours des deux dernières années.

Les droits de l’homme au menu des discussions avec Macron

Le président égyptien effectue à partir de lundi une visite officielle de trois jours à Paris, où il doit rencontrer mardi à l’Élysée Emmanuel Macron pour la première fois depuis qu’il a été élu président.

La France, qui entretient d’excellentes relations commerciales et sécuritaires avec l’Égypte, vue comme un « rempart » contre le terrorisme dans une région en constante ébullition, a promis que la situation en matière de droits de l’homme serait abordée lors de cette visite officielle.

Mais plusieurs ONG, dont Human Rights Watch, Amnesty International, la FIDH et Reporters sans frontières, ont souligné que l’Égypte connaît « la pire crise des droits humains depuis des décennies » et réclamé à la France des signes concrets pour mettre fin à son « silence », voire sa « tolérance ».

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