Sahara: Le Conseil de sécurité réaffirme la nécessité de tenir des consultations préalables avec toutes les parties concernées

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Sahara: Le Conseil de sécurité réaffirme la nécessité de tenir des consultations préalables avec toutes les parties concernées

APA-Rabat (Maroc)

Le Conseil de sécurité, réuni mercredi, a exprimé son soutien à l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara, Horst Köhler pour son « approche » et sa « proposition » d’essayer de voir s’il pourrait réunir les parties avant la fin de l’année.

« Le Président Horst Köhler a reçu beaucoup de soutien du Conseil pour son approche et pour sa proposition d’essayer de voir s’il pourrait réunir les parties avant la fin de l’année, et nous avons tous souligné l’importance de consultations avec toutes les parties concernées », a déclaré l’Ambassadeur Représentant Permanent Adjoint du Royaume-Uni, Jonathan Allen à sa sortie de la consultation tenue à huis clos à New York.

Cité par les médias marocains, l’ambassadeur britannique, dont le pays assure la présidence du Conseil pour ce mois, a ajouté que l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara a «bien saisi le message de la nécessité de tenir des consultations préalables et renforcées avec toutes les parties concernées, et je suis sûr qu’il le fera, y compris en ce qui concerne les modalités et le format et tout le reste ».

Lors de cette réunion, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara, Horst Köhler, a présenté, mercredi 8 août au Conseil de sécurité, son briefing suite à sa deuxième tournée régionale, effectuée du 23 juin au 1er juillet 2018 dernier, qui l’a menée en Algérie et en Mauritanie, ainsi qu’au Maroc.

Selon des sources diplomatiques, de nombreux membres du Conseil de sécurité ont insisté sur la nécessité d’avancer avec précaution, dans le cadre de la relance du processus, en consultant les parties et en particulier le Maroc sur toutes les idées et propositions.

Cette demande du Conseil de Sécurité à l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général fait suite à l’exigence du Maroc, dans ses démarches auprès des membres du Conseil de Sécurité, que le Royaume n’acceptera aucune idée ni étape à venir sans sa consultation et son accord au préalable.

En se faisant l’écho de la demande du Maroc, les membres du Conseil de Sécurité ont pris conscience qu’aucune solution au problème du Sahara ne peut se faire sans l’accord du Maroc.

Ainsi tant pour le Maroc que pour les membres du Conseil de Sécurité, la relance du processus politique doit s’opérer dans la transparence, la consultation et le dialogue avec toutes les parties, particulièrement le Maroc et l’Algérie.

Pour rappel, dans sa résolution 2414 du 27 avril 2018, le Conseil de sécurité avait demandé aux pays voisins, et donc à l’Algérie, d’« apporter une contribution importante au processus et de s’engager plus fortement pour progresser vers la solution politique ».

HA/APA

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