Signature d’une convention RIM – FAO pour le financement d’un projet régional de réhabilitation des terres dégradées en Mauritanie

AMI
M. Amédi Camara, ministre de l’environnement et du développement durable a signé mercredi dans son bureau à Nouakchott avec le représentant résident du PNUD, M. Mario Samaja, représentant par intérim de la FAO, une convention pour le financement d’un projet régional de réhabilitation de 5000 hectares de terres dégradées en Mauritanie, au Soudan et en Erythrée pour une enveloppe globale de 3 millions de dollars américains consentis par le ministère des forêts et des affaires de l’eau de la République de Turquie. Ce Projet est exécuté par la FAO sur trois ans soit entre 2018 et 2021.

Le ministre de l’environnement et du développement durable s’est, dans un mot pour la circonstance, dit heureux de procéder à la signature des documents de ce projet relevant que ‘’la Mauritanie s’est résolument engagée depuis des décennies avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux à relever les multiples défis liés à la protection de l’environnement, à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique et la désertification’’.

Grâce à ses efforts, le pays est devenu, dit-il, l’un des pionniers dans l’espace saharo- sahélien quant à l‘invention et l’expérimentation des diverses techniques et pratiques de gestion durable des terres dégradées et de la lutte contre la désertification. Il est cité comme exemple dans la sous- région saharo-sahélienne et dans l’espace de la Grande Muraille Verte.

Le ministre a indiqué que depuis quelques années, notre pays a développé avec la Turquie des relations multi sectorielles notamment dans le domaine de l’environnement sous l’impulsion réciproque de Leurs Excellences les Présidents de la République Messieurs Mohamed Ould Abdel Aziz et Recep Tayyip Erdogan.

Dans ce cadre, un accord de coopération a été signé le 6 avril 2016 à Nouakchott entre les deux ministres des deux pays en charge de l’environnement avec pour objectif : la lutte contre la désertification ; le contrôle de de la dégradation des sols et de l’érosion éolienne ; le reboisement et la réhabilitation des écosystèmes dégradés.

Pour sa part, l’ambassadeur de Turquie, SEM. Mehmet Bilir a dit tout le plaisir qu’il ressent à l’occasion de la signature de cette convention relative au projet de « renforcement de la restauration, des revenus du développement et la création de services écosystémiques.

Il s’agit, dit-il, de faire face aux effets du changement climatique notamment en matière de restauration des terres dégradées et de mise en œuvre du plan d’action de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte dans les deux wilaya du Trarza et du Brakna.

Le représentant résident du PNUD, représentant de la Fao par intérim avait noté que le projet vient en appui aux efforts du gouvernement mauritanien et du département de l’environnement en particulier contre les effets néfastes du changement climatique.

La Turquie qui fait face aux mêmes défis met à la disposition du projet cet important financement mais aussi son expertise technique.

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur administratif et financier du ministère de l’environnement et du développement durable, M. Bouh Ould Yahya, secrétaire général par intérim, du conseiller juridique du ministre, M. Ba Moussa Abdoulaye et du directeur général de l’Agence nationale pour la Grande Muraille Verte, M. Sidi Mohamed Lehlou.

AMI 

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