Au candidat Kane Hamidou Baba : « … nous sommes avec toi, pas pour toi, mais pour nous… » [PhotoReportage]

 

CVE – Un périple digne d’un fils du pays. Une campagne qui ne ressemble nullement à une campagne. Mais plutôt à une simple visite de remerciements après une victoire déjà proclamée. Pendant que les candidatures bourgeoises effleurent nos problèmes aperçus du ciel dans des avions loués à coups de millions, Hamidou Baba Kane brave la poussière et la canicule pour vivre en profondeur les préoccupations de la Mauritanie oubliée.

De Bababé à Sillaa en passant par Néré où je ne pus retenir mes larmes en écoutant la tristesse de la voix en sanglots et des mots qui expriment plus qu’une souffrance d’un chef de village qui se dit non seulement victime d’un système inique et raciste, mais humilié par une haine indescriptible d’un pouvoir envers ses propres citoyens.

Les mots étaient forts, le débit lent, la sincérité lisible. L’assemblée du village, qui connaissait l’homme et son histoire, l’écoutait religieusement, comme hypnotisée, c’était un sentiment de deuil qui nous enveloppait.

De Kaédi où l’accueil était des plus éclatants et des plus historiques, jusqu’aux confins du département de Mbout dans le village de Deylel, un village où la dignité de l’homme et de la femme concurrencent un sentiment d’abandon total de la part de l’Etat, partout, le discours était similaire, on dirait coordonné et décidé en commun.

A Guiraye, Djingué, Dalhaya, Ari-funnda …, la même chanson : « Nous sommes humiliés et abandonnés, d’ailleurs, l’administration connaît-elle notre existence ? », lance un vieillard, la voix pleine d’amertume et de regrets. « Dans ces villages, vous ne venez pas faire campagne, c’est nous qui faisons campagne. Nous sommes avec toi, pas pour toi, mais pour nous ».

Partout, comme un refrain : « kartal ko gootal, ko aan jeyi » – un vote unique, une seule carte, c’est pour toi – lance-t-on au candidat de la Coalition Vivre Ensemble.

On a l’impression que le pays est conquis, pas seulement à cause du programme alléchant et convaincant de l’homme, de sa personnalité et de son humilité légendaire rappelée à chaque étape, mais aussi à cause des dérives d’un régime hautain, despotique et corrompu. Les doléances et les principales préoccupations étaient quasi identiques. Problème d’état-civil, chômage chronique, manque d’eau, enclavement, éducation, santé, etc.

Ce fut l’occasion pour le candidat de l’espoir de divulguer son programme d’urgence en matière d’eau, de santé et d’éducation. Ce programme sera appuyé par une politique courageuse de retour des cerveaux, quitte à l’accompagner par une politique de recrutement de compétences techniques chez nos voisins immédiats marocains, algériens, maliens ou sénégalais, voire au-delà.

L’Etat créera 5000 emplois par an. La femme aura au moins 15% des surfaces agricoles aménagées, des banques populaires distribueront des crédits sans garanties ni intérêts. En matière de désenclavement, au moins chaque capitale régionale sera reliée à ses capitales départementales par une route bitumée, et chaque axe reliant le département à ses communes sera aussi goudronné. Toute route non encore bitumée sera une piste aménagée.

L’état-civil sera de nouveau confié aux communes et les procédures seront plus que simplifiées. Désormais, aucun mauritanien ne sera un sans papiers dans son propre pays. Voilà ce qu’on appelle prendre le taureau par les cornes.

Depuis Deylel, dans la commune de Fumgleyta

Amadou Alpha BA

Porte parole du candidat Kane Hamidou Baba

Avec Cridem, comme si vous y étiez…



Source : Coalition Vivre Ensemble (CVE)

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