Italie: le gouvernement est mort, il faut maintenant l’enterrer

Italie: le gouvernement est mort, il faut maintenant l’enterrer
mediaLe président italien Sergio Mattarella (photo) sera peut-être amené à dissoudre le Parlement et à convoquer de nouvelles élections législatives s’il ne trouve pas une majorité de gouvernement.Tiziana FABI / AFP

Les chefs des groupes politiques du Sénat se prononcent ce lundi sur la date du vote de la motion de censure du gouvernement, déposée par la Ligue. Matteo Salvini a fait éclater la coalition Ligue-Mouvement 5 étoiles car il souhaite de nouvelles élections au plus vite. Les tractations vont bon train ce lundi matin. A terme l’enjeu est de savoir si les Italiens retourneront aux urnes dès l’automne comme le souhaite la Ligue ou si une majorité de circonstance pourrait soutenir un gouvernement technique et repousser le scrutin de plusieurs mois.

C’est sur la date des obsèques du gouvernement que les chefs de file politique au Sénat doivent se mettre d’accord ce lundi après-midi. Matteo Salvini aurait volontiers écourté les vacances des sénateurs pour voter la motion de censure dès après-demain, le 14 août, mais les spécialistes évoquent les dates du 19 ou du 20 comme les plus plausibles.

A partir de là, le président de la République Sergio Mattarella commencera ses consultations pour connaître les intentions des uns et des autres afin de trouver soit une nouvelle majorité politique de gouvernement, soit une majorité de circonstance qui soutienne un gouvernement technique le temps de finaliser le budget, et de finaliser la réforme du Parlement, ce qui repousserait les élections à l’an prochain.

En cas d’échec, il devra dissoudre le Parlement, ce qu’il ne souhaite pas. Les élections auraient alors lieu dans un délai de 50 à 70 jours.

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Salvini réclame les pleins pouvoirs

Ces élections, Matteo Salvini les veut le plus vite possible parce que la Ligue est actuellement créditée de 37 à 39 % des intentions de vote. Matteo Salvini, qui ne craint visiblement pas la comparaison avec Mussolini, réclame les pleins pouvoirs, et espère gouverner avec Forza Italia et Fratelli d’Italia, le parti post-fasciste comme il se présente lui même.

En face, rien ne va plus. Le parti démocrate est divisé entre ceux qui préfèrent un retour aux urnes comme le premier secrétaire Nicola Zingaretti, et ceux qui, autour de l’ancien Premier ministre Matteo Renzi veulent éviter le scrutin quitte à faire soudain alliance avec le Mouvement 5 étoiles, pariant sur un affaiblissement de la ligue hors du gouvernement.

RFI

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