MOSQUÉE OMARIENNE : De la nécessité d’éduquer la progéniture

 le soleil

 L’imam de la mosquée omarienne est revenu sur la nécessité d’éduquer les enfants, mais aussi sur l’adoration divine durant ces dix «meilleurs jours» du mois de Zhul Hijja couverts de «miséricorde».

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a largement axé son sermon d’hier sur l’éducation. Partant de l’acceptation d’Ismaïl de la volonté de son père de le sacrifier, il dira qu’un «fils doit toujours être obéissant à son père». A ce père incombe l’éducation de la famille.
Une charge sur laquelle il sera interrogé, selon l’imam. Cette charge éducative se mesurant, entre autres, en une transmission des «valeurs» aux jeunes qui «incarnent l’avenir». Pour l’imam, il est impératif de « connaître les défauts de ses enfants, mais surtout de les corriger ».

La famille n’est pas seule responsable de l’éducation de l’enfant. La responsabilité de l’Etat est aussi engagée, a déclaré l’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga. Il a fustigé la vente libre de l’alcool, de la drogue, très accessibles aux jeunes. Il a appelé les gouvernants à «sévir durement contre les trafiquants et vendeurs d’alcool qui doivent écoper de peines de prison très corsées puisque détruisant ce que nous avons de plus précieux : la raison». La bonne éducation donnée à l’enfant est encore plus profitable au père, raison de plus pour que celui-ci redouble d’efforts. Citant une tradition prophétique, il dira que « le fils digne et bien éduqué priera toujours pour son défunt père qui pourra alors apprécier la bonne graine qu’il a plantée chez son enfant ».

Revenant sur le sens de la fête, il a rappelé les « intenses moments d’adoration qui ont rythmé les dix premiers jours de ce mois » avant d’en arriver à la Tabaski. Un jour après, les pèlerins ont « lapidé par des pierres Satan le maudit ». Mais pendant lequel ces mêmes pèlerins ont été « entourés et couverts de miséricorde divine ».
Il a ainsi déclaré que ce jour de sacrifice n’est point un jour d’amusement. Appelant les fidèles à visiter parents et malades, mais surtout à aider les pauvres.
L’imam est revenu sur la récente disparition d’Ousmane Tanor Dieng, le défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales, habitué à venir prier à la mosquée omarienne. Une séance de prières sera organisée le 15 août prochain en sa mémoire, mais aussi pour que les pluies tombent. Sur l’installation tardive de la pluie, il a exhorté les « fidèles à demander pardon car nous sommes fautifs ».

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

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