Sahel : Emmanuel Macron reçoit le Premier ministre malien pour parler sécurité

Linfo.Re – Le Premier ministre du Mali, Boubou Cissé, a été reçu par le président de la République française, ce mardi 10 septembre. Ils ont eu au cœur de leur entretien, la coopération sécuritaire contre les groupes djihadistes, qui poursuivent leurs attaques malgré plus de six ans d’intervention internationale.

« Le combat du Mali contre le terrorisme est aussi le combat de la France »

En visite officielle en France du 9 au 11 septembre, le Premier ministre malien a été reçu ce mardi par Emmanuel Macron, pour discuter de la coopération sécuritaire contre les groupes jihadistes.

A l’issue de leur entretien, Boubou Cissé a déclaré : « Le combat du Mali contre le terrorisme est aussi le combat de la France et de l’Europe, les soldats français et européens sont des camarades dans un même combat contre le radicalisme inhumain et l’extrémisme violent ».

Il a tenu à remercier le chef de l’Etat de son soutien pour le renouvellement du mandat des forces de l’ONU dans son pays (Minusma).

Financement du G5 Sahel par les Nations unies

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a souhaité un financement de la force africaine antiterroriste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) par les Nations unies, la semaine dernière.

Ce samedi au Burkina Faso, le sommet des pays d’Afrique de l’Ouest devrait également appeler à une mobilisation internationale face au jihadisme dans la bande sahelo-saharienne. Les propositions issues de cette rencontre seront présentées fin septembre à l’Assemblée générale de l’ONU.

Propagation des violences du nord au centre du Mali

En mars-avril 2012, le nord du Mali était tombé sous la coupe de groupes jihadistes. Une intervention militaire lancée en janvier 2013, à l’initiative de la France, a permis de disperser une grande partie de ces derniers, mais certaines zones échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU.

En 2015, un accord de paix censé isoler les jihadistes a été signé. Mais malgré le renforcement de la présence de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), les violences se sont propagées du nord au centre du pays.

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