Un an après le drame de la rue d’Aubagne, la crise se poursuit à bas bruit à Marseille

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Le 5 novembre 2018, huit Marseillais mouraient dans l’effondrement de deux immeubles insalubres. Depuis, les évacuations d’immeubles en péril se poursuivent et le dispositif de relogement est à la peine.

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Hommage aux victimes de la rue d’Aubagne, à Marseille, le 25 octobre.
Hommage aux victimes de la rue d’Aubagne, à Marseille, le 25 octobre. GERARD JULIEN / AFP

Un temps de silence à l’heure de l’effondrement, un banquet des voisins, des expositions photo, un livre, une radio libre, une marche « contre le mal-logement »… Le quartier de Noailles s’est donné une semaine pour commémorer la mémoire des huit Marseillais tués par l’effondrement de deux immeubles, le 5 novembre 2018, rue d’Aubagne. Marie-Emmanuelle, Simona, Taher, Julien, Fabien, Niasse, Ouloume et Cherif : leurs photos, leurs prénoms s’affichent à nouveau sur les murs de ce quartier meurtri où le grand creux laissé par les immeubles effondrés est désormais d’un blanc aveuglant, la couleur du crépi qui recouvre les murs des bâtiments mitoyens.

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Un an plus tard, les projecteurs sont de nouveau braqués sur ce quartier du centre-ville, mais, en réalité, c’est partout dans la seconde ville de France que le piéton bute sur l’incurie de la municipalité à gérer la crise. Là, un arrêté de péril grave et imminent affiché au scotch marron sur une porte fermée par une grosse chaîne. Ici, des plots en béton ou de puissants tirants en métal pour empêcher le passage au pied d’une façade lépreuse et menaçante, ou encore des rues entièrement fermées à la Belle de Mai.

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