G5 Sahel à Pau : « La France ne défend pas des intérêts français », assure François Bayrou

Sud-Ouest – Le maire de Pau a accueilli Emmanuel Macron ce lundi après-midi en marge des négociations du G5 Sahel.

Avant que ne débute ce sommet du G5 Sahel au château Pau ce lundi, en présence des chefs d’Etats africains du Tchad, de la Mauritanie, du Niger, du Mali et du Burkina Faso, François Bayrou, le maire de la ville, a accueilli Emmanuel Macron au pied de l’édifice.

Le patron du MoDem en a profité pour échanger quelques mots avec le locataire de l’Elysée et surtout lui faire admirer la chaîne des Pyrénées enneigées.

« Le président de la République et moi partageons la certitude que le paysage que vous avez sous les yeux, c’est le plus beau qu’on puisse rencontrer », a-t-il expliqué quelques minutes plus tard, ajoutant : « Ici, Lamartine, dans une lettre à Stendhal, a écrit : « Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer », et je crois que c’est absolument vrai. En tout cas, c’est la conviction du Président de la République. »

« Pas un sommet pour la publicité »

Le patron du MoDem a également été interrogé sur l’importance de ce sommet du G5 Sahel ici et sur la présence française en Afrique de l’Ouest, la question centrale de cette rencontre, alors que Barkhane doit aussi affronter sur place un regain de sentiment anti-français : « La France n’est pas là pour ses propres intérêts, a souligné François Bayrou. Bien sûr, il y a là un partage de responsabilités pour la sécurité de notre pays. On sait que lorsqu’il y a du terrorisme, on est évidemment concernés. » Et d’insister :

« La France n’est pas dans cette partie du monde pour défendre des intérêts français. Elle y est parce que les chefs d’Etats lui ont demandé de venir les aider. »

Conclusion du maire de Pau, en quittant le quartier du château : « Ce n’est pas un sommet pour la publicité ou pour les photographes. Ce qui se traite dans les murs du château, c’est l’avenir de cette partie du monde. »

François Bayrou n’en demeure pas moins conscient de l’intérêt pour sa ville d’accueillir un sommet international. « Cette ville a besoin qu’on aide à son rayonnement. Elle a une très grande histoire et si on veut comme moi qu’elle ait un grand avenir, il faut qu’elle soit connue et reconnue. »

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