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Les lanceurs d’alerte de la BAD réclament une enquête indépendante

RFI
Akinwumi Adesina à Abuja, le 27 juillet 2019.
Akinwumi Adesina à Abuja, le 27 juillet 2019. PIUS UTOMI EKPEI / AFP

Alors qu’une enquête interne vient de blanchir le président de la Banque africaine de développement (BAD) des accusations de prévarication et de favoritisme formulées contre lui, ses accusateurs s’en prennent maintenant au Comité d’éthique qui a mené l’enquête. Ils doutent de sa probité et réclament une enquête indépendante.

 Les lanceurs d’alerte de la Banque africaine de développement (BAD) n’ont pas été convaincus par l’enquête interne menée par le Comité d’éthique de l’institution: révélée lundi 11 mai, elle disculpe le président Akinwumi Adessina des accusations de favoritisme et de prévarication lancées depuis des mois par un groupe d’employés anonymes.

Les griefs sont « non fondés, non corroborés et non étayés » selon le Comité d’éthique. Mais les lanceurs d’alerte récusent le travail du Comité qu’ils jugent « entaché d’irrégularités et truffé de manipulations ». Selon eux, cette instance interne n’a pas véritablement cherché à enquêter. Ils réclament désormais un travail indépendant. Cette affaire empoisonne l’ambiance à la BAD depuis des mois.

Le groupe d’employés anonymes affirme en effet qu’Adessina a nommé, promu voire récompensé des personnes soupçonnées ou reconnues de fraude et de corruption, et qu’il a, en outre, favorisé ses compatriotes nigérians pour les postes à pourvoir. Il y a un mois, sur RFI, Adessina dénonçait des motivations politiques, sans plus de précisions, de la part des accusateurs.

Adessina est candidat à sa propre succession en août prochain à la tête de la BAD.

 

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