ven. Juin 5th, 2020

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Vidéo. Mauritanie: avec le Covid-19, les clients se font rares pour les moutons de l’Aïd el Fitr

Vidéo. Mauritanie: avec le Covid-19, les clients se font rares pour les moutons de l’Aïd el Fitr
Vidéo. Mauritanie: avec le Covid-19, les clients se font rares pour les moutons de l’Aïd el FitrLe360 Afrique – Habituellement, les Mauritaniens achètent des moutons pour la fête de l’Aïd el Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan. Mais cette année, les clients ne se bousculent pas sur le marché aux moutons de Nouakchott, à cause du Covid-19.

Du coup, les marchands bradent les prix. Si aucune obligation religieuse n’est faite aux fidèles de sacrifier des moutons durant l’Aïd el-Fitr, les Mauritaniens, disposants d’un cheptel important, ont pris l’habitude d’en faire durant cette fête.

Seulement, à quelque 3 ou 4 jours de la fête marquant la fin du mois de ramadan, les candidats à l’achat du mouton de sacrifice ne se bousculent pas sur le principal marché au bétail de Nouakchott, situé dans la commune d’El Mina (banlieue Sud), contrairement aux années précédentes.

Pire, ce mercredi 20 mai, les vendeurs scrutent désespérément l’horizon et interpellent les rares passants, sans trouver le moindre interlocuteur.

La faute en grande partie à la pandémie de Covid-19, qui réduit drastiquement les déplacements humains, confinent l’économie et appauvrit une population vivant des activités du secteur informel à plus de 80%.

Thierno ould Haimid, vendeur de moutons, tente une explication «liée au contexte d’une pandémie», dont il souhaite une fin rapide. «Ainsi, tout est au ralenti. Pas de pâturages, les frontières avec les pays voisins, comme le Mali et le Sénégal, sont fermées. D’où l’impossibilité de la transhumance saisonnière et l’élimination de l’opportunité traditionnelle d’aller vendre les moutons au Sénégal. Par ailleurs, les aliments de bétail sont excessivement chers. Cela créé une situation difficile pour nous, revendeurs de moutons, dans un contexte de rareté des clients. Nous implorons le Tout Puissant pour que les choses changent rapidement».

Djibrine ould Lemreyzi, vendeur de moutons également, donne des précisions sur les prix du bétail «qui ne sont ni trop cher, ni à un niveau bas par rapport à la moyenne de la saison. Le bon mouton devrait coûter autour de 48.000 anciennes ouguiyas, soit environ 115 euros. Mais suivant les catégories, vous pourrez en trouver à partir de 34.000 ouguiyas, soit 81 euros et même un peu en dessous pour les catégories inférieures».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

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