sam. Juil 4th, 2020

Les traces de l'Info

L'INFO dans la diversité

Entretien : Adama Guisset Diarnomabo, historien, détenteur de la parole .

Les traces de l’info : pour ceux qui ne connaissent pas Mr Adama Guisset Diarnomabo, que répondez- vous ?

Adama Guisset Diarnomabo : je m’appelle Hamath Guisset plus connu sous le nom Adama Guisset ou Hamet Baal Guisset. Je suis né le 26 octobre 1977 à Boghé. Comme tout enfant musulman issu de ce fief Halaybe, je suis entré à l’école coranique à l’âge de  7 ans, puis  en 1985 j’entre à l’école française,  en 1999 candidat  au baccalauréat série lettres modernes,  je me lance sur le journalisme comme free lancer et reporter  des grands événements. En 2002 passionné de  l’histoire je m’engage en se jetant corps et âme au fond des contrées lointaines pour découvrir : ce qu’est   vraiment l’âme peulh ?

Du Fouta Toro au Fouta Djallon, en passant par le Mali et le Boudou. Actuellement, je vis au Sénégal sous la tutelle des éminents historiens  et  en continuant à mener ou mieux à faire  des recherches salutaires.

Les traces de l’info : cet événement actuel, le coronavirus, quelle réaction… quelle  est votre  aide ou mieux  quelle est votre contribution  à la société ?

Adama Guisset Diarnomabo : face à ce Phénomène international, ma contribution serait,  de dire à chaque  citoyen de prendre ses responsabilités  et se dire je suis moi concerné. Et  se poser des questions  suivantes : que dois- je faire pour stopper la propagation  de virus ?  Ensuite, quelle solution  et mesures  prendre  vis-à-vis  de mes semblables ?  Enfin respecter les consignes données par le corps médical, surtout avoir confiance à son état (gouvernement)

Les traces de l’info : Vous êtes  parmi les meilleurs détenteurs  de la parole(les sages) de chez-nous. Et les halaybes vous reconnaissent par les leurs, parlez nous   de l’histoire  Halaybes ?

Adama Guisset Diarnomabo : Parlez de Halaybe ce n’est pas facile. Mais, facile pour celui s’y consacre sa vie. Je ne dirais pas assez vu que mon père  est maitre Amadou Oumar Dia en a suffisamment parlé dans son livre intitulé « les Halaybe de Mauritanie » une petite boudée de sel parce que la question m’est adressée. Halaybe serait une appellation de ceux qui habitent dans les deux cotés de la rive du fleuve Sénégal. Un amont qui se situe entre Lao et le Tooro.

Halaybe coté  de la Mauritanie de Ganki Baaba Dounde jusqu’à Djorol dans le Souska regroupant le M’bone  et Souska et Halaybe Démette (comme appellation).  Du coté du Sénégal Halaybe prend source de Thiangol Souska après Dara Halaybe jusqu’à Woussalam. Regroupant aussi Souska, M’bone et Halaybe Démette. C’est dire que les  Halaybes se divisent en trois entités : Halaybe Démette, Halaybes Souska et Halaybe M’Bon.

L’expression Halaybe qui traduit selon certains les casses tète pour les Touba et le nom de l’un de ces ancêtres qui s’appelait Hallay Dia. Thierno Sada Baba Lam , paix à son âme me  disait que Halaybe prend source à un nom de leur ancêtre s’appelait Halay Djoni hamet.

Donc, c’est dire que Halaybe  ne serait  autre qu’une entité terrienne parmi les 9 provinces qui forment le territoire du Fouta Tooro qui s’étend de Dagana à Dembankari coté Sénégal et de Texane à Haere njorol  mango  après Jowol. Cependant, n’est Kaladjo que celui qui habite cette terre et détient le Diéry et le walo ou décide de vivre avec eux dans la paix et le partage.

Les premiers venus  sont les sebbes de Toulde Doubango Bidieuw Aly Thioukoli Guélajo est le premier à venir s’installer quittant Jowol en 1738  après la bataille de Bilbassi, il trouva les Wagne qui sont les autochtones à ndoukougne. Ensuite, des familles se sont succédées quittant démette Mango qui se situe à 3 km de Démette actuel.

Les Traces de l’info : ce métier digne et salutaire dans la société Peulh, vous l’avez légué ou appris ou un don de Dieu ?   

 Adama Guisset Diarnomabo : l’histoire a pour moi c’est une passion voir même une religion. Pour moi ; trois générations régissent le monde : hier, aujourd’hui et demain. Donc, il faut impérativement interroger hier pour construire aujourd’hui et se projeter pour l’avenir. Amadou Hampaté Ba disait si l’arbre respire avec ses racines quand à l’homme devrait être alimenté par sa langue, son milieu géographique et son métier. La perte  de l’une de ses valeurs est un déracinement, la perte toute, c’est la mort. C’est dire que l’histoire chez moi n’est pas chose héritée mais apprise.

Les traces de l’info : votre dernier mot ?

Adama Guisset Diarnomabo : pour finir j’appelle tout le monde pour à l’unité pour le travail. Unissons- nous pour le travail. Dende, diangue, golle mon slogan en pulaar.

 

Propos recueillis Diop Mohamedou Abou dit HBodiel

 

 

 

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