sam. Oct 24th, 2020

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Boghé : le président de la commission nationale des droits de l’homme et sa délégation sont arrivés à Boghé 

Boghé : le président de la commission nationale des droits de l’homme et sa délégation sont arrivés à Boghé

Président  de la commission nationle  des  droits de  l’homme, Maitre Ahmed Salem  a présidé ce mardi 7 octobre 2020  deux activités différentes dans la salle  de conférence de l’hôtel ville de Boghé.

La première session est destinée  à former 20 jeunes dont 10 jeunes filles et 10 jeunes garçons sur les droits de l’homme.

Et la seconde activité présidée par Maitre Ahmed Salem président de la commission  nationale des droits humains, est la réunion avec la société civile et quelques chefs de village de la commune de Boghé.

Le maire de Boghé Mr Ba Adama Moussa  après les salutations et  le mot de bienvenue  a qualifié de cette formation exceptionnelle et d’utile, les droits de l’homme sont les  droits inaliénables de tous les êtres vivants sans distinction aucune notamment  de races de sexe  de nationalité, d’origine ethnique, de langue de religion ou de toute autre situation. Le droit  de l’homme inclue le droit à la vie et la liberté. Je voudrais Mr le président réitérer l’engagement de la CNDH d’œuvrer à coté de notre commune dans ses efforts pour son développement social  harmonieux des droits humains de bon gouvernance et de l’état de droits. Bon séjour à Boghé et je vous remercie »

Lui, succédant le président de la commission nationale de droit de l’homme Mr maître  Ahmed ould salem a : « je suis présent à Boghé pour une formation avec notre partenaire français l’association francophone des commissions nationales des droits de l’homme et qui nous permet d’initier, car c’est de ça qu’il s’agit, initier une formation pour un groupe des jeunes dans le domaine des droits de l’homme, nous considérons que c’est important. Initiation aux droits de l’homme ou  le renforcement des capacités pour ceux qui sont déjà initié aux droits de l’homme, est important. Tout aussi  important pour nous, pour les citoyens et pour les jeunes en particulier, non seulement avoir une idée sur les droits de l’homme, mais d’intérioriser cette idée de la rendre  plus objective plus réelle et sur le terrain, c’est-à-dire que nous considérons qu’il y’a une approche de la commission des droits de l’homme que nous voulons partager avec vous ;

c’est une approche exigeante en matière de droits de l’homme, chaque citoyen  mauritanien doit  se retrouver dans ce pays et se voir dans le miroir de ce pays,  je disais tout à l’heure que chaque citoyen au niveau de l’état civil, il est regrettable,

aujourd’hui, les citoyens réclament encore leur état civil, au moment ou leur réclamation doit être leurs droits  économiques et sociaux, civils et politiques, l’accès à la fonction publique, l’accès à l’emploi, l’accès aux crédits. Nous sommes tres satisfaits  avec  les avances qu’on a fait avec  l’agence des registres de l’état civil qui a permet d’avoir un point focal de régler pratiquement  toutes les questions qu’on leur pose et régler, nous estimons que cette approche de droit de l’homme positive doit être inclusive et doit être porter par tout le monde, et que c’est une approche qu’on développe au prés de la commission, exigeante  mais aussi inclusive. Exigeante au sens ou chaque citoyen doit avoir ses droits et doit etre capable de revendiquer ses droits et doit compter sur les instances des institutions,  comme la commission des droits de l’homme, nous le faisons pour tout le monde  nous n’avons aucunes couleurs politiques, que soit quelqu’un de l’opposition ou du pouvoir.

Je vais demander au maire , dans les régions ou nous ne sommes pas  représentés  de nous choisir un point focal, qui nous permet de relayer  les plaintes , nous recevons des plaintes, en vertu de la loi, la loi nous permet de recevoir les plaintes,  nous souhaitons qu’il soit releyer par un point focal  crédible,  actif, dans le département de Boghé et qui soit avec nous permanent  pour nous amener les plaintes, que ce soit les plaintes individuelles, des plaintes collectives pour un groupe de personnes qui estime  qu’ une raison ou une autre, que leurs droits sont violés. La commission est là pour ça.

La commission est là pour tout le monde, elle est un pont entre le gouvernement entre les autorités et la société civile.  Nous avons un contact direct avec les autorités et nous avons aussi une proximité avec les autorités que les ong n’ont pas. En vertu de notre relation avec les autorités, on a  d’autres approches, d’autres méthodologies à régler la situation.

On dit souvent que la relation avec les autorités fait partie de l’ADN d’une institution nationale des droits de l’homme. On tient beaucoup à maintenir cette relation, d’autant plus,   qu’ on découvre  chaque jour utile en terme de solution des problèmes, les problèmes essentiels c’est de retrouver les solutions, en tout cas ce que je peux vous assurer à une approche très claire,

nous souhaitons etre là pour tout le monde, être le relais entre le militant  du droit de l’homme, les citoyens, les organisations de la société civile et le gouvernement  pour poser et régler les problèmes de droits de l’homme qui sont posés. Je vous remercie. »

Rappelons, que le président était accompagné de ; son secrétaire général Mr Mohamed Brahim, deux  formateurs Mohamed Abiyaye et  Hacen  Mbareck.

La première  activité a pris fin vers 13 h( la formation).

La réunion  avec la société civile  et la délégation de la commission des droits de l’homme débuta par le mot introductif  du maire Mr Ba Adama et ensuite le président  le maitre Ahmed salem qui a expliqué à l’assistance l’objectif de sa mission aujourd’hui à Boghé.

Mariéta Abdallah Dia a été nommée par le maire  comme point focal  et approuvée par l’assistance à l’unanimité. Son rôle difficile est de recevoir  toutes les plaintes individuelles ou collectives et de les transmette directement  à la commission  nationale des droits de l’homme.

Un débat houleux  s’est engagé entre la société civile et les représentants  des villages  de la commune de Boghé.

Une vingtaine  d’interventions  axées  sur les problèmes multiples de l’état civil( les papiers), les auberges  qui ont été utilisés pendant le confinement  n’ont pas reçu leur  somme d’argent,  l’hôpital de Boghé devenu un casier des malades( manque de spécialistes) , le règlement  des différents entre agriculteurs et éleveurs, 800 parcelles  attribuées dans la plaine de Boghé  aux personnes inconnues, décentraliser les concours en Mauritanie et permettre  aux jeunes l’accès  sans différence  de races  ni d’ ethnies , 5 pirogues des pécheurs  mauritaniens ici à Boghé sont perdues, avec leurs filets ( la marine à Boghé  avait saisi ces pirogues( covid-19) pour empêcher la traversée clandestine, l’ emploi des jeunes et faciliter les femmes aux crédits mutuels.

Le  président de la commission a remercié les  intervenants de leurs compréhensions  des problèmes posés. Il a répondu presque à certains doléances et le reste  sera suivi par la commission.

Diop Mohamedou Abou