mar. Sep 28th, 2021

Les traces de l'Info

L'INFO dans la diversité

Élections locales et législatives au Maroc: claque électorale pour le Parti justice et développement

rfi
Les journalistes suivent l'annonce des résultats électoraux au Maroc, le 9 septembre 2021.
Les journalistes suivent l’annonce des résultats électoraux au Maroc, le 9 septembre 2021. AFP – FADEL SENNA

Claque électorale au Maroc pour le PJD, le Parti justice et développement, majoritaire depuis dix ans au parlement et à la tête du gouvernement sortant n’est même pas dans le trio de tête après les législatives d’hier, mercredi 8 septembre. Les résultats provisoires ont été annoncés dans la nu

Avec notre envoyée spéciale au Maroc, Amélie Tulet

Le « parti de la Lampe », comme on surnomme le Parti justice et développement, n’obtient que douze sièges au Parlement marocain, très loin des trois partis qui remportent le plus de circonscriptions. Le vainqueur, selon les chiffres annoncés par le ministère de l’Intérieur, c’est le RNI, le « parti de la Colombe », parti du ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouche, l’une des plus grandes fortunes du Royaume : 97 sièges à la Chambre des représentants.

Juste derrière, on trouve le PAM, le « parti du Tracteur », avec 82 sièges. Enfin, à la troisième marche du podium se trouve l’Istiqlal, avec 78 sièges. Ensuite, on compte quatre partis, dont l’Union socialiste des forces populaires, avant d’arriver au PJD et ses 12 sièges. Il n’y a pas de sondage d’opinion au Maroc, donc pas de données chiffrées pour faire des pronostics avant un scrutin. Les observateurs de la vie politique marocaine s’attendaient à une perte de terrain du PJD, entre usure du pouvoir, désenchantement des électeurs et réforme désavantageuse du quotient électoral, mais pas à une telle dégringolade.

Aucun parti ne remporte à lui seul la majorité absolue au Parlement marocain. Il faudra donc des alliances et une coalition gouvernementale. Un nouveau chapitre va s’ouvrir. Les chiffres définitifs des élections seront annoncés dans la journée. Et c’est le roi Mohammed VI qui chargera une personnalité, issue du parti vainqueur, de former le nouveau gouvernement.