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Petro, premier président de gauche de l’histoire de la Colombie

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Gustavo Petro, nouveau président élu de Colombie, lors de son arrivée dans un bureau de vote pour le second tour de l'élection à Bogotá, ce dimanche 19 juin 2022.
Gustavo Petro, nouveau président élu de Colombie, lors de son arrivée dans un bureau de vote pour le second tour de l’élection à Bogotá, ce dimanche 19 juin 2022. AFP – JUAN BARRETO

Le socialiste Gustavo Petro, un économiste de 62 ans, a été élu président de la République de Colombie ce dimanche 19 juin 2022.

Le sénateur l’a emporté avec 50,49% des voix, contre 47,26% pour son adversaire indépendant Rodolfo Hernández, un ingénieur et entrepreneur millionnaire âgé de 77 ans.

Pour la première fois en deux siècles, la droite n’était pas représentée au second tour.

Quelque 11 272 740 de voix pour M. Petro, contre 10 551 520 pour son rival Rodolfo Hernández, selon les résultats quasi définitifs communiqués par le Registre national, en charge de l’organisation du scrutin (99,76% des bulletins dépouillés).

Gustavo Petro est donc le premier président de gauche élu dans l’histoire de Colombie. « Aujourd’hui est un jour de fête pour le peuple. Laissez-le célébrer la première victoire populaire », a écrit l’ex-guérillero, converti en social-démocrate, sur Twitter.

Rodolfo Hernández a lui-même reconnu sa défaite. « Aujourd’hui, la majorité des citoyens et des citoyennes ont choisi l’autre candidat. (…) J’accepte le résultat tel qu’il est », a-t-il déclaré dans un live sur Facebook. « Je souhaite au Dr Gustavo Petro qu’il sache comment diriger le pays et qu’il soit fidèle à son discours contre la corruption. »

Le président sortant, le conservateur Iván Duque, s’est également exprimé sur Twitter : « J’ai appelé @PetroGustavo pour le féliciter en tant que président élu du peuple colombien », écrit-il, « nous avons convenu de nous rencontrer dans les prochains jours pour entamer une transition harmonieuse, institutionnelle et transparente ».

Le président élu a fait campagne en promettant d’importants changements économiques et sociaux, résumés dans la formule « politique de l’amour ». L’adversaire de l’ancien maire de Bogotá, ce sont en effet les inégalités.

Au programme : universités gratuites, systèmes de santé et des retraites publics, transition écologique, promotion d’une économie basée sur l’agriculture et le tourisme, et reprise des négociations avec les groupes armés pour pacifier le pays.