Hier, le Président Sall a demandé aux Forces armées, au Camp Dial Diop, d’accepter les servitudes de leur sacerdoce militaire, de se méfier de l’exposition aux médias et réseaux sociaux et de respecter la hiérarchie…

Par Justin GOMIS  – Chaque année, la Journée des Forces armées est marquée par la cérémonie de baptême des promotions des écoles d’officiers.

Le médecin-colonel Georges Niouky est le parrain des sortants de l’Ecole militaire de santé, et le capitaine El Hadji Moussa Thiam, celui de l’Enoa. Pour ces jeunes officiers, c’est le début d’une carrière dans les Armées. «Le début d’une nouvelle vie d’engagement, faite d’un nouveau chemin à parcourir, d’obstacles à surmonter et d’épreuves à endurer. Car tel est le destin qui façonne dans le secret de l’âme, le caractère du vrai soldat», rappelle le Président Sall. A l’entame d’une carrière naissante dans la Grande muette, il leur dit : «En prenant rendez-vous avec l’avenir de votre carrière, vous avez deux viatiques qui vous serviront de boucliers face aux adversités futures : le serment auquel vous venez de sacrifier et l’héritage de vos illustres parrains.» Il ajoute : «Par la gravité qui s’y attache, votre serment est la jauge perpétuelle de votre parole donnée. Il vous lie et vous oblige à toujours conformer vos actes à vos paroles. Ainsi, vous cultiverez pour la vie, le sens de l’honneur qui fait le bon soldat, rappelant la noble formule d’un de nos personnages de légende : «Sans honneur, que ferai-je de la vie ?».» Pour le Président Sall, les principes qui gouvernent les Armées restent d’actualité. «Demain, vous serez confrontés à des questions auxquelles nous n’avons pas forcément de réponse aujourd’hui. Mais les principes immuables pour devenir un bon soldat seront toujours là pour vous guider et vous aider à dominer des situations inconnues», dit-il. Il les cite : «Ils disent que sur les traces lumineuses de son parrain, le bon soldat acceptera toujours les servitudes que lui imposent les charges de son sacerdoce militaire. Le bon soldat se méfiera toujours de l’appel des sirènes et de l’exposition aux médias et réseaux sociaux qui flattent son égo et brouillent ses références. Le bon soldat obéira toujours à ses supérieurs pour apprendre à commander.» Il poursuit : «Le bon soldat inspirera toujours ses subordonnés par le respect de l’exemple et non de la peur, parce qu’il sait que c’est le respect, et non la peur, qui nourrit le devoir d’obéissance et allie les exigences du commandement aux nécessités de la fraternité d’armes et de la vie en communauté.»
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