Aligner la meilleure équipe possible face à l’Equateur, Aliou Cissé en est conscient. Et en tirant les enseignements des deux premiers matchs, contre Pays-Bas et Qatar, le sélectionneur a assez d’éléments pour son 11 de départ où devrait figurer logiquement Iliman Ndiaye, à la place de Krépin Diatta, jusque-là décevant. Mais avec «coach Cissé», il ne faut jurer de rien !

Par Hyacinthe DIANDY  (Envoyé spécial au Qatar) – Il ne lui avait jamais donné un temps de jeu conséquent en Equipe nationale, poussant certains à s’interroger. Face au Qatar vendredi, Aliou Cissé a enfin «osé» en faisant confiance à Iliman Ndiaye. Avec le jeu produit par le pensionnaire de Sheffield United, passeur décisif, et lancé dans le bain, avec Bamba Dieng, dans les 30 dernières minutes, à coup sûr Iliman a gagné de gros points. D’autant plus que Krépin Diatta, qu’il a remplacé, a été transparent, comme d’ailleurs lors de la défaite face aux Pays-Bas (0-2).

Positionné à gauche, le Monégasque ne s’est jamais montré dangereux. Bien qu’ayant été à l’origine sur le premier but, du «cadeau» offert à Boulaye Dia par le défenseur qatari. Pire, malgré les multiples appels de Ismail Jakobs dans son couloir, Krépin a été sourd aux demandes de dédoublement du latéral gauche qui, faute de soutien, s’est souvent contenté de balancer des balles en pleine surface adverse.

Krépin Diatta sur le banc ?
Aujourd’hui et au sortir de l’importante victoire face au pays hôte (3-1), Aliou Cissé, dans un coin de sa tête, doit sûrement se poser des questions par rapport à son 11 de départ et surtout son animation offensive.

Au moment de défier demain l’Equateur dans une «finale» à gagner, donc un match d’attaque, il faudra être pointu dans les choix. Et à ce niveau, les deux prestations moyennes, face aux Oranje et au Qatar, des deux ailiers sénégalais, Izo et Krépin, doivent pousser le sélectionneur à la réflexion. Car dans l’équipe-type alignée face aux Qataris, Izo et Krépin ont été les seules fausses notes pour n’avoir rien promis au niveau de leur couloir. Et sous cet angle, à défaut de les mettre tous les deux sur le banc, le seul raccourcis à prendre c’est la titularisation de Iliman Ndiaye à la place du Monégasque. Un choix pas facile pour le meilleur entraîneur d’Afrique, très proche de ses cadres et prêt à les «couvrir». Mais on est en Coupe du monde, avec comme gros enjeu une qualification pour les 8es de finale. Ce que les Lions n’avaient pas réussi au dernier Mondial russe. Suffisant pour «oser» offensivement.

La tendance étant partout par une titularisation de Iliman Ndiaye contre l’Equateur, dire donc que «El Tactico» est sous pression, c’est une évidence ! Car il doit mesurer les conséquences s’il loupait son classement.
Demain au saura !
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