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Procès AZIZ- Plusieurs témoins à charge appelés mercredi à la barre

depeche

Plusieurs personnalités dont d’anciens collaborateurs de l’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, seront confrontées mercredi avec lui, comme témoins dans le cadre de son procès, apprend-on de sources concordantes.
Il s’agit, entre autres, de l’ancien puissant ministre de l’économie et des finances, Mokhtar Ould Diaye.

Ould Diaye avait publiquement défendu tous les projets entrepris par l’ancien président et considérés aujourd’hui comme des dossiers où la corruption ou le détournement ont eu lieu.
Plusieurs observateurs restent dubitatifs quant la “protection” dont jouirait le ministre de l’économie et des finances que les citoyens confondent avec l’ancien président tant il était solidaire de tous ses actes.
L’homme aurait, dit-on, négocié une sortie pour lui lors de la mise en place de la commission d’enquête parlementaire.
Le marché passé avec les autorités judiciaires stipulerait son témoignage à charge contre l’ancien président, contre « une magnanimité » dans le traitement de son dossier.

Parmi ces personnalités on peut également cité Moheddine Ould Ahmed Saleck, dernier évacué du dossier des inculpés, patron de la société Najah Major Work, attributaire du marché de l’aéroport «Oum Tounsi »

. La société NMW avait aussi eu accès à un prêt de la Snim de plusieurs millions Usd. Plusieurs anciens directeurs de la Snim ainsi que le directeur de la Fondation Snim seront d’ailleurs entendus pour témoigner dans ce dossier.*
L’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, au pouvoir entre 2009 et 2019, comparait le 25 janvier 2023, avec une dizaine d’autres inculpés, devant la cour criminelle spécialisée dans la lutte contre la corruption; il a toujours prétendu n’avoir jamais pris le moindre ouguiya des deniers publics.

Il estime enfin que la mise en place de la CEP est une décision visant à le harceler et l’empêcher de jouer un rôle politique après l’alternance dans le pays.
Ses avocats, rappelle-t-on, mettent en doute l’organisation par les autorités d’un procès public équitable au prétexte qu’ils n’ont pas eu accès à la totalité du dossier de leur client.
JD