mer. Fév 1st, 2023

Les traces de l'Info

L'INFO dans la diversité

Boghé : Biram Dah Abeid est reçu à l’auberge de Boghé (Nioly de carrefour) par ses militants.  

BOHE   AUBERGE    BOGHE 

POINT DE PRESSE BIRAM DAH ABEID 

Biram Dah Abeid, l’activiste mauritanien et militant des droits de l’homme qui en 2008 a fondé l’IRA, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste pour mettre un terme à la pratique de l’esclavage des Mauritaniens.

Faisant partie de la caste des Harratins, des Maures noirs descendants d’esclaves, l’idée de s’engager dans la défense des droits de l’homme lui est venue, à l’âge de 18 ans, lorsqu’il a été témoin d’une scène de violence contre un esclave.

Cet homme a été accueilli à Boghé par ses militants et sympathisants. Avant de prendre la parole, le leadeur de l’IRA a écouté plus d’une trentaine de questions de ses militants et de la presse.

Le leader de L’IRA   répondu avec enthousiasme aux multiples questions axées sur :  les objectifs de sa visite au Brakna, la question de l’esclavage en Mauritanie, écouter la base des militants et apporter des éclaircissements sur les attaques des hommes ou partis qui veulent à tout moment nuire la lutte et la personnalité de l’homme Biram Dah Abeid. La pluie a perturbé un peu la rencontre.

Finalement la suite du point de presse a eu lieu dans la grande salle de l’auberge. Le président de l’IRA était accompagné, du vice-président de l’IRA et les différents membres.

Birane Dah Abeid est revenu sur les objectifs de cette tournée au Brakna.

Ces objectifs  sont  de partager avec le peuple mauritanien, dans toutes ses composantes, ses localités rurales ou urbaines : « j’ai le pouvoir et le droit de restituer aux populations qui ont confiance à moi, la somme de la politique d’apaisement dans laquelle nous avons adhéré, parmi toute la classe politique mauritanienne de l’opposition, qui a adhéré à la politique d’apaisement de Mohamed Cheikh Ghawzani, ensuite expliqué où en est  cet engagement dans la  politique d’apaisement.

L’apaisement a donné ces points que je suis en train de vous citer : premièrement la liberté de se réunir, car dans l’aire de Mohamed Ould Abdel Aziz, on n’avait pas le temps de se réunir, la liberté de circuler, du temps du deuxième mandat de Mohamed Ould Abdel Aziz, il nous a totalement interdit de circuler, de faire des tournées, de rencontrer. *

La troisième chose, Ghawzani s’est engagé lui-même, ses ministres et les membres de l’administration diplomatique, civile ne vont plus s’engager dans la politique de diabolisation, dans les campagnes de diabolisation de l’IRA ni des autres partis politiques, je vous donne ici les articulations de cette politique d’apaisement à laquelle nous avons souscrit, l’engagement du président Ghawzani de reconnaitre tous les partis politiques, toutes les ONG interdites, il s’est engagé ensuite un environnement d’une démocratie saine en réhabilitant le recensement de tout le monde ,tous les mauritaniens  qui ont l’âge de voter soit sur la liste électorale et que le découpage électorale leur  permet tous de déposer un bulletin dans l’urne. L’autre point c’est une CENI consensuelle (commission électorale nationale indépendante) et un conseil constitutionnel consensuel.

L’autre engagement à nous les gens de l’IRA, moi j’ai discuté personnellement avec Ghawzani, ce n’est pas une discussion dans laquelle nous sommes tous réuni, nous les gens de l’opposition, chacun a été reçu.

La question de l’esclavage, disparité sociale, de la pauvreté, la question passive humanitaire, ces questions étaient toutes reléguées pour le dialogue national, alors, que les points sur lesquels Ghawzani s’est engagé clairement et nettement, ces questions de liberté politiques et de la gouvernance. Je vous ai dit qu’il en est fait et les partis politiques ne sont pas autorisées et le gouvernement de Ghawzani envoie un message et ses proches, ils veulent faire la conscription démocratique avec les gens qu’ils ont choisi, ils veulent pas faire avec des partis forts, des candidats forts. C’est pourquoi, eux-mêmes ils ont choisi leurs adversaires ; en refusant l’autorisation des partis qui peuvent être un impact.

Il y’a rien d’avancée, absolument rien dans le dossier de l’esclavage, sauf que les défenseurs de droit ne sont plus en prison, ne sont plus poursuivis, ne sont plus interdits de circuler mais concernant la situation de l’esclavage et le sort réservé aux esclavages qui est l’impunité ça reste de mise rien n’a changé, sur le passif humanitaire, la cohabitation sociale, sur la question des gens qui sont morts, la question des rescapés ni sur questions des gens qui sont déportés et refugiés   au Sénégal au mali ? Ni sur la question des biens qui ont été expropries, confisqués pendant les années de brève.

Rien de tout cela n’est avancé et c’est resté au statuquo, comme du temps de Sidi et d’Aziz, Ghawzani n’a rien fait.

à l’IRA, on avait espéré que,  quand Ghawzani autorise les libertés publiques et face à une compétition démocratique propre en autorisant les partis à aller aux élections.

Que nous même, nous étions sûr de régler le problème, quand il y’a des élections libres et transparents, quand il y’ a une compétition ouverte, quand il y’a les institutions de parrainage et les gestions de la démocratie.  Nous considérons, que la gabegie, le vol systématique viennent des richesses à redoubler même durant le temps de Mohamed Cheikh Ould Ghawzani, la Gabegie et l’impunité est devenue plus large, l’impunité était réservée au clan présidentiel, du temps d’Aziz. Maintenant cette impunité s’est largement élargie, elle devenue beaucoup plus pernicieuse, elle devenue beaucoup généralisée, elle est devenue beaucoup plus ouverte d’où le problème qui taraude les mauritaniens, l’échec de tous les services sociaux : service de santé publique, de l’enseignement de tous les services sont en total démembrement, en faillite totale.  Nous considérons, que la population et nous même nous devons lutter. C’est pourquoi notre mot d’ordre et que nos militants (es) devront lutter et tous les partis de l’opposition faire face à cette situation. Créer des foyers de résistances. »

Rappelons que Biram Dah Abeid est Lauréat de plusieurs récompenses, dont le Prix 2013 des droits de l’homme des Nations Unies, il a aussi été désigné en 2017 par le magazine américain Time comme faisant partie des 100 personnes les plus influentes dans le monde.

Il a participé à la fin du mois d’avril à un Gala organisé par le magazine Time, au Lincoln Center de New York.

Le point de presse de Biram à Boghé a pris fin vers les coups de 22h sous la pluie.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel (les traces de l’info)